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Accueil S'informer - ANCIEN Dossiers Spéciaux Le bio est-il réservé aux riches ?

Le bio est-il réservé aux riches ?


bio resrevé richesSi vous allez dans une Biocoop, le premier réseau de magasins bio en France et en plein développement dans certains pays européens, vous verrez des étiquettes promotionnelles affichant le slogan « le bio, je peux ! ». Petites affichettes promotionnelles qui signifient ni plus ni moins que le produit bio concerné par la mise en avant est en promotion ! Chouette. Sauf que même en promo, le biologique reste plus cher que le même produit conventionnel…

Le même produit ? Ah, pas tout à fait ! L’un est issu de l’agriculture biologique, respectueux de l’environnement, l’autre de l’agriculture chimique ou raisonnée, c'est-à-dire non pas raisonnable pour le développement durable du patrimoine de la Terre, mais raisonnable de façon à équilibrer les comptes de l’exploitant, jonglant entre traitements aux pesticides et pertes évitées ! Bref, de la rentabilité.

Le bio échappe-t-il à la quête de la rentabilité ?  Les produits issus de l’agriculture biologique coûtent moins chers à produire. Pour une surface équivalente de terrain, pour une même région et pour un même produit à cultiver, l’exploitant agricole (ne rêvez pas, les paysans ont presque tous disparus) bio gagne plus d’argent que l’exploitant traditionnel, ce qui n’est pas un problème. Bien au contraire, si cela pouvait faire des envieux, peut-être se reconvertiraient-ils ?!

Revenons à nos moutons bios et soyons sincères : ce gain supplémentaire n’explique pas cette différence de prix au final sur le kilo de carotte par exemple. C’est donc bien que des marges se rajoutent dans le circuit de consommation. Donc, si des marges supplémentaires grossissent les prix des grossistes bio, le label AB renverrait bien l’image d’un marché bio réservé à une population privilégiée ; disons-le, aux riches.

Démocratisation des produits bio

Faut-il se féliciter de l’arrivée des grandes surfaces traditionnelles dans le marché du bio ? Alors que les magasins E. Leclerc sont des pionniers en termes d’innovation pour implanter le développement durable dans le circuit traditionnel, Carrefour est le Pionnier des produits biologiques dans les rayons.

Souvenez-vous des critiques contre les magasins E. Leclerc qui décidaient de ne plus distribuer de sacs en plastique mais de mettre en vente le sac à 1 franc : voyez-vous encore beaucoup de magasins distribuer des sacs plastiques ? Quant à Carrefour, le tout premier produit bio sortant de ses fours était la boule de pain biologique : Oh, la révolution !
Ensuite, pendant des années les produits biologiques ont cherché leurs places dans les rayons : fallait-il les intégrer aux produits traditionnels de la même famille, à savoir le café bio dans le rayon du café « normal », ou créer une allée réservée aux produits biologiques et mettre le café bio à côté du sucre labellisé AB ?
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La grande distribution a tellement démocratisé le bio, grâce également aux militants de l’agriculture saine et durable, considérés d’ailleurs comme des membres de sectes il y a pourtant à peine 20 ans de cela, qu’aujourd’hui la question est tranchée : le bio dans de gigantesques linéaires, en allée centrale dans des têtes de gondoles, en promo dans les catalogues, le tiers des rayons frais, 25 % du rayon des fruits et légumes, etc. Quel succès de démocratisation !

A quel prix

Un succès mettant les produits biologiques à la portée de la majorité des clients, certes, mais au détriment de valeurs essentielles, comme la lutte contre les OGM, la déforestation, la culture hors sol, etc.  
L’équilibre est-il à ce prix ? Green Republic est un de ces partenaires exceptionnels qui recherchent dans le monde entier plus que des produits originaux pour vous, mais également des initiatives qui portent vers un équilibre plus sain, pour tous, notamment en terme de prix.

Justement, s’agissant du prix, est-il abordable pour tout le monde ? Car s’il est vrai que le bio des grandes surfaces dites traditionnelles est moins cher que le bio des magasins spécialisés, il n’en reste pas moins vrai qu’un kilo de carottes bio est plus cher qu’un kilo de carottes pas bio ! Et pour une famille nombreuse, un smicard, un chômeur ou d’autres personnes défavorisées, le bio est difficilement abordable. En ce sens, le bio est-il réservé aux riches ?
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Les produits bio excluent les pauvres

Voilà une question qui pourrait signifier que, par la négative, le conventionnel est meilleur marché. Sauf que la semaine dernière je faisais mes courses à l’Intermarché du coin, qui est l’enseigne la plus proche de la maison voilà tout, et j’ai trouvé des betteraves bios moins chères au kilo que les betteraves « normales ». Incroyable !

Eh bien, si j’ai été surpris, c’est bien qu’à mon esprit de consommateur, le bio aurait dû être plus cher ! Si j’achète bio, ce n’est pas en raison d’une aisance pécuniaire, simplement je ne suis pas pauvre. Serait-il plutôt possible de dire que le bio n’est pas réservé aux riches, mais qu’il exclu surtout les pauvres ?

En ce sens, peut-on parler de développement durable de la filière bio, d’équité en tout cas, quand on veut aider les petits paysans pauvres à l’international avec le commerce équitable, mais que l’on banni l’accès à cette ressource aux défavorisés de notre Pays même ? Heureusement, quelques boutiques comme Ventes Responsables font de vrais efforts pour être à la portée du plus grand nombre.
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Produits bio moins cher ?

La France et les autres pays Européens ne représentent-ils pas les pays de Nord qui de nouveau commandent les pays du Sud ? Avec altruisme certes, mais un côté social intéressé également, non ? S’il n’y avait pas d’argent au bout du tuyau, les investisseurs auraient-ils tout de même ouverts les vannes du commerce équitable ?  Il est dit que les intermédiaires sont supprimés, que les paysans sont payés 25 % de plus, et ils le sont, le coût du transport n’est pas plus cher que dans l’agriculture traditionnelle, alors comment expliquer que le prix d’un paquet de café est au moins 40 % plus cher ?!

Vous avez déjà acheté une paire de chaussettes bio ?  Mais non, ce n’est pas pour avoir les pieds verts de shrek ! C’est plus confortable, plus écologique, moins cher qu’une paire de chaussettes  haut de gamme et moins solide qu’une paire de chaussettes made in china ! Autrement dit, chausser du green est réservé aux consommateurs qui peuvent renouveler régulièrement leurs achats. Par contre, ma chemise en chanvre n’a pas bougé malgré les multiples lavages depuis 17 ans maintenant, contrairement aux cols des chemises traditionnelles qui n’expriment vraiment plus la joie de vivre…   Le bio est-il réservé aux riches par conséquents avec une chemise nickel depuis 17 ans ?


Sachant qu’en plus, les boutiques de vêtements bio appliquent également des remises intéressantes pendant la période des soldes, c’est aussi au consommateur d’acheter malin. Et contrairement à ce que pensait ma voisine, le cours de la laine bio n’augmente pas au moment des Alpages ! Si nous travaillons beaucoup avec Nus dans les chanvres qui est le leader de la vente en ligne de prêt à porter, d’accessoires et de mode bio et équitable, et ce n’est pas un hasard…

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Qualité des produits bios

Il paraît que penser le bio en terme de prix est une régression. Soit. Le bio devrait être juste un comportement d’éco citoyen qui pense à l’avenir de la planète et de ses enfants. Très bien. Mais c’est quand même difficile à entendre, non ?

Il est vrai que les industriels pensent ainsi, et que le bio est décliné aujourd’hui avec des valeurs plus souples qu’il y a 10 ans, ce qui pourrait poser des problèmes d’éthiques, car payer moins cher le bio ne signifie pas pour autant rajouter du bas de gamme dedans. Seulement voilà, entre des biscuits pas bios où le chocolat n’est présent que dans le goût, et un biscuit bio où que du vrai chocolat est utilisé, tout le monde préfère le haut de gamme, c’est évident. Mettre le haut de gamme au prix du bas de gamme est-ce possible ?  Peut-être l’alternative se situe entre les deux ? 

Choix des consommateurs


Voilà beaucoup de questions auxquelles c’est au consommateur de répondre, et tant qu’il restera sans voix, ce seront les industriels qui décideront. Nous avons de notre côté une certitude : les partenaires de ecofeminin.com, ceux qui sont présents sur le site, sont des annonceurs qui souhaitent réellement offrir le bio au meilleur prix, le développement durable et l’écologie pour certains même. Ils sont sélectionnés sur des critères pas uniquement financiers, et pour preuve, nous acceptons même les magasins de petites tailles comme Le Petit Candide qui vous permet de faire un petit marché bio, naturel et artisanal.
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Tous vous offrent un cash back sur vos achats. Soit une somme d’argent fixe, soit un pourcentage. C’est aussi notre façon de participer activement à la démocratisation du bio : à la fois divulguer l’information, ce que nous faisons avec nos articles, et contribuer à rendre le bio plus accessible grâce à notre système de cash back. Nous le faisons, mais cette réalisation n’est possible qu’avec la participation de nos partenaires et de ces actions promotionnelles pérennes sur l’ensemble de leur magasin, à la différence des grandes surfaces qui ciblent principalement les produits à marges intéressantes. Visitez-les, vous serez surprises de ce que vous trouverez chez eux… et de leurs prix !